Réf. 1 : Puberté normale et pathologique. Brauner R., Limal J.M . Rappaport R. Encyclopédie médico-chirurgicale, Pédiatrie, 4107 B 10, 7-1987

Réf. 2 : Pubertés précoces :Comment distinguer les formes pathologiques des variantes de la puberté normale ? Brauner R. La revue du praticien médecine générale, 1998 ; (12)-N°422.

Réf. 3 : La santé des adolescents, Michaud P.A., Alvin P., La santé des adolescents, Editions Payot Lausanne ISBN : 2-601-03196-4 Payot, Editions Doin Paris ISBN : 2-7040-0873-6 Doin.

Réf. 4 : Auxologie méthode est séquences. Sempé M., Pédron G. Roy-Pernot M.P., Rolland-Cachera M.F. Auxologie méthode et séquences 2ème édition Méditions Lyon.
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La puberté correspond à l'ensemble des modifications corporelles et psychologiques qui permettent le passage de l'enfance à l'âge adulte. On parle de puberté précoce lorsqu'elle commence avant 8 ans chez une fille ou avant 10 ans chez un garçon.

Il existe actuellement une augmentation préoccupante du nombre de pubertés précoces. Cette augmentation est mal comprise. La responsabilité d'agents polluants a été discutée ces derniers temps aux Etats Unis, mais il n'y a encore aucune certitude. En effet certaines substances utilisées dans l'agroalimentaire (insecticides, fertilisants) possèdent des propriétés voisines de celles des œstrogènes ( hormones produites pendant la puberté des filles), ce qui est forcément troublant.
 
• La puberté précoce est beaucoup plus fréquente chez les filles que chez les garçons.

• Chez les filles, elles surviennent la plupart du temps chez des enfants en bonne santé.

• Elle peut conduire dans certains cas à une petite taille adulte.
• Un changement physiologique

Les modifications corporelles de la puberté sont caractérisées par l'apparition des caractères sexuels secondaires mais également par des modifications très importantes de la vitesse de croissance.

Chez la petite fille le premier signe pubertaire correspond en principe au tout début du développement des seins. Ils peuvent être douloureux au début, ce qui attire l'attention mais n'est pas grave en soi.

Parallèlement la croissance s'accélère pendant 18 mois à 2 ans en moyenne (jusqu'aux premières règles) puis ralentit ensuite pour s'arrêter le plus souvent entre 18 mois et 2 ans après les premières règles. La pilosité sexuelle pubienne et axillaire commence le plus souvent quelques mois après l'apparition des seins.

On parle de puberté précoce chez une fille lorsque ces signes commencent avant 8 ans, de puberté avancée lorsque les signes commencent entre 8 et 9 ans, l'âge moyen de début habituel en France étant de 10 ans.

Chez les garçons le premier signe de puberté est l'augmentation du volume testiculaire ce qui est souvent méconnu au tout début. En effet la pilosité sexuelle et les modifications de la verge ne surviennent que plusieurs mois après, voire presque un an plus tard.

La vitesse de croissance s'accélère alors de façon très importante ce qui est remarqué par l'entourage, alors que les premiers signes pouvaient avoir été totalement méconnus pendant plus d'un an si l'enfant n'a pas voulu en parler.
On parle de puberté précoce chez un garçon lorsque ces signes commencent avant 10 ans, de puberté avancée lorsque les signes commencent entre 10 et 11 ans, l'âge moyen de début habituel en France étant de 12 ans.

On distingue 3 situations très différentes :

1 - Les pubertés précoces vraies d'origine “ centrale ” ou hypophysaire qui sont les plus fréquentes.
Elles sont dues à une activation prématurée de l'hypophyse qui est une petite glande située au milieu du cerveau, d'ou le nom de glande “ centrale ” parfois utilisé. De plus le rôle de l'hypophyse (elle-même sous contrôle d'une autre zone cérébrale, l'hypothalamus) est essentiel dans le fonctionnement de la plupart des autres glandes dites “ périphériques ” (ovaires et testicules mais aussi thyroïde, glandes surrénales….).

Ainsi, c'est cet “ axe hypothalamo-hypophysaire ” qui détermine le démarrage de la puberté en contrôlant le fonctionnement des ovaires et des testicules.

Les pubertés précoces d'origine centrale sont beaucoup plus fréquentes chez les filles que chez les garçons. La plupart du temps aucune maladie n'est retrouvée à leur origine.

Plus rares mais également possibles chez les garçons, elles nécessitent toujours plus de prudence afin de s'assurer qu'il n'y a pas de cause à leur origine. Lorsque ceci a été éliminé, le traitement et la prise en charge devient alors aussi simple que chez les filles.

2 - Les pseudo-pubertés précoces d'origine “ périphérique ” non hypophysaire.
Beaucoup plus rares, c'est le spécialiste en endocrinologie pédiatrique qui en fera le diagnostic, précisera la cause non hypophysaire (ovarienne, testiculaire ou surrénalienne) et décidera du traitement.

3 - Les pubertés précoces partielles ou dissociées comme le développement prématuré et isolé des seins chez la petite fille de moins de trois ans ou l'apparition prématurée et isolée de la pilosité sexuelle.

Ces situations sont assez fréquentes. Elles n'ont en principe aucune gravité lorsque le signe sexuel reste isolé et sont alors à considérer comme une variante de la normale. Par contre elles nécessitent toujours un avis médical et une surveillance pour être sûr qu'elles ne vont pas évoluer secondairement vers une puberté précoce authentique.


• Avant de soigner, observer.

Les pubertés précoces posent au médecin trois ordres de problèmes :

- Tout d'abord éliminer une maladie qui pourrait être à l'origine de la puberté précoce. Cette situation est rare. La plupart du temps un simple examen clinique de l'enfant suffit. Dans certains cas des examens complémentaires comme un examen plus précis de l'hypophyse par résonance magnétique nucléaire (IRM) seront pratiqués pour être définitivement rassuré.

- Apprécier le retentissement de la puberté précoce sur la croissance.
En effet après une phase d'accélération initiale de la vitesse de croissance trompeuse et faussement rassurante, la croissance risque ensuite de s'arrêter précocement, pouvant aboutir dans certains cas à une petite taille à l'âge adulte. C'est ce qui peut faire toute la gravité d'une puberté précoce pour certains enfants par ailleurs en excellente santé et qui explique la nécessité de demander un avis médical.

Le rôle du médecin est alors d'essayer d'évaluer ce risque en fonction de l'examen de l'enfant et en demandant une ou plusieurs radiographies pour déterminer “ l'âge osseux ”.

- Apprécier le retentissement physique et psychologique d'un développement sexuel à un âge inadapté. Certains examens complémentaires simples sont souvent nécessaires comme une échographie de l'utérus et des ovaires chez une fille (examen non douloureux) et des dosages hormonaux (dosages urinaires et/ou prise de sang).

Tous ces éléments permettront de décider ou non d'un traitement. De plus dans les cas où un traitement ne semble pas nécessaire d'emblée une surveillance sera probablement conseillée.
 

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